Le Royaume Rêvé d’Adrien Tomas

Salut à vous, lecteurs !

Aujourd’hui, je vais vous parler d’un roman qui possède une richesse incroyable. Un roman qui constitue le premier tome d’une saga qui fera sans doute un gros boum dans la Fantasy française.

Ne faisons pas durer le suspense plus longtemps, aujourd’hui je vous parle de…

Le Royaume Rêvé, premier tome du Chant des Épines, d’Adrien Tomas

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Introduction :

Adrien Tomas est un auteur français né en 1986. Il écrit principalement de la fantasy. Son premier roman (qu’il faut absolument que je lise d’ailleurs), La Geste du Sixième Royaume, a reçu le prix des Imaginales de 2012.

Le Royaume Rêvé est son troisième roman, paru en 2016 chez Mnémos.

Le roman nous conte une histoire qui progresse à travers les points de vue de ses différents protagonistes, l’histoire des Marches du Gel, un pays divisé en plusieurs petits royaumes qui n’ont cesse de se faire la guerre, mais qui vont devoir s’unir face à la menace grandissante d’un Empire voisin, et surtout de celle des mandragores, créatures elfiques censées avoir disparu après la guerre ayant opposé les Elfes et les humains, dont ces derniers sont sortis vainqueurs.

Le seul espoir d’union des Marches repose sur les héritiers des quatre Citadelles, et d’une jeune magicienne sauvage. Les héritiers (Ithaen, Solheim, Ysemir et Mérisia) et la magicienne (Vermine) vont devoir œuvrer ensemble, à travers leur formation, et leurs batailles, aussi bien physiques que politiques ou émotionnelles.

Nous voilà donc plongés dans un récit épique, tragique, et incroyablement riche, et c‘est ce que je vais essayer de vous démontrer avec quelques éléments d’analyse, qui déboucheront sur mon avis personnel.

Comme d’habitude je vous avertis du risque de spoil (je tiens quand même à préciser que je fais un maximum attention à ne pas trop en dévoiler sur l’intrigue) dans la partie analyse, et je vous invite donc à ne lire QUE la partie Avis (qui maintenant se trouvera avant la partie Analyse) si vous n’avez pas lu le roman. Vous pourrez toujours lire la partie Analyse après votre lecture, et donner la vôtre en commentaire.

J’en profite également pour vous dire que mon analyse n’a pas pour but d’être exhaustive, et présente juste certains points (qui m’ont paru) intéressants dans l’œuvre.

Ceci étant dit, c’est parti pour la partie Avis de cet article !

Mon Avis :

Pour vous replacer le contexte, on m’a offert Le Royaume Rêvé à Noël. Je ne m’y attendais pas, que ce soit le cadeau en lui-même, ou ce qu’il m’a offert. Je l’ai lu en à peine plus d’une semaine et j’ai adoré. Rien que ça. Ce roman m’a très agréablement surpris, parce qu’il est bourré de qualités.

Les personnages sont extrêmement bien développés et leurs aventures sont incroyables. Les héritiers des Quatre Citadelles, Ithaen, Ysemir, Mérisia et Solheim ont tous des caractères et des modes de pensées bien différents les uns des autres (Ysemir est un prétentieux belliqueux, Merisia a une grande joie de vivre, Ithaen est calme et réfléchie, Solheim est un genre de pacificateur…). Modes de pensées et caractères qui vont suivre une véritable évolution au cours du récit, forgés par les épreuves et les conflits qu’ils doivent affronter, que ce soit dans un futur proche ou lointain. Cette évolution est bien marquée par l’organisation du récit, sous forme de points de vue internes des différents personnages qui se suivent chronologiquement sans chapitrage, ce qui permet de varier les regards sur les situations, et donne une fluidité au roman tout en créant un effet de polyphonie qui permet de développer les personnages grâce à ce qu’on voit d’eux, ce que les autres personnages perçoivent d’eux, et ce que nous, lecteurs, voyons d’eux.

Vermine, la magicienne qui rejoint le groupe, est très intéressante à suivre, car c’est elle qui apprend (et qui nous apprend) le plus de choses, notamment sur la société qu’elle évitait mais à laquelle elle a été confrontée de force. Elle va en découvrir les bons aspects, avec l’amitié, l’amour, la bravoure, mais aussi les moins bons aspects, avec les complots, la calomnie, les différences de rang sociaux… Elle va finir par en accepter les codes, tout en remettant en question ses plus mauvais aspects, notamment lorsqu’elle se confronte aux Princes Héritiers, ou aux différents enseignants qui la forment. J’ai trouvé le personnage de Vermine vraiment profond et attachant, parce qu’à travers ses yeux, on découvre le monde des Marches du Gel et ses alentours, sa société, son histoire, mais on en découvre aussi les travers (beaucoup de travers), qu’elle s’applique beaucoup à critiquer, mais aussi parce que ses interactions avec les autres personnages sont souvent très intenses, et je m’arrêterai là pour ne pas vous spoiler.

Les scènes d’action, sans qu’elles soient très longues, nous tiennent en haleine et sont impressionnantes, je pense notamment aux combats des princes (notamment celui d’Ithaen et de Vermine, ou de Merisia et Ysemir) contre les mandragores, qui sont des créatures tout bonnement effrayantes d’après les descriptions que l’auteur nous en fait et les atrocités qu’elles commettent. Les combats contre ces monstres sont tout simplement épiques, et l’auteur arrive à nous le transmettre parfaitement.

Le récit est parfois tragique, mais comporte des traits d’humour et d’esprit, qui selon moi, rafraîchissent la Fantasy, avec des femmes qui sont acceptées comme au moins les égales des hommes (ce qui est dit dans le texte, je vous laisse chercher, et aussi parce que trois des cinq personnages principaux sont des personnages féminins), et les répliques parfois grinçantes de certains personnages, notamment celles de La Locuste, le messager de Sveld, qui tourne souvent en dérision les actes des princes héritiers (vous noterez ce qu’il dit à propos d’Ysemir après le combat final), et qui est plein de mystères. On notera aussi la présence d’un élément que j’ai trouvé très original et intéressant dans le personnage de « Projet 68 », qui est un ROBOT. Un ROBOT dans un récit de Fantasy. Vous avez bien entendu. Et je trouve que tout ce qui est lié à ce personnage, notamment dans la façon dont il se perçoit lui-même, ainsi que la façon dont il est perçu par les autres personnages sont très intéressants, et apporte une dose d’originalité au roman.

Enfin, j’ai trouvé que le roman n’était absolument pas manichéen par certains de ses aspects, parce que très peu de personnages sont complètement mauvais ou complètement bons (que je ne vous révélerai pas), dans leurs paroles comme dans leurs actes, ce qui permet d’avoir non pas une lutte du bien contre le mal (comme dans pas mal de récits de Fantasy), mais une lutte pour la survie d’un pays, celui des Marches du Gel, et cela permet de poser un certain nombre de questions : Quels sont les meilleurs choix à faire pour unifier un pays ? Comment réussir à regrouper sous une même bannière des individus différents ? Et surtout, est-ce que tous les moyens sont bons pour y parvenir ? Questions qui sont extrêmement bien traitées, comme vous pourrez le voir en lisant le roman

Je vous dirai simplement pour conclure que j’ai adoré Le Royaume Rêvé, et que c’est sans doute un roman qui me marquera, en tant que lecteur, et peut-être en tant qu’auteur. Il n’est pas extrêmement long, mais est doté d’une force et d’un souffle intenses. Je le recommande aux fans de Fantasy qui cherchent une œuvre sombre, épique, et politique, et à tous les curieux.

Je vous conseille également de jeter un œil à La Geste du Sixième Royaume et à La Maison des Mages, deux romans de Fantasy d’Adrien Tomas, sortis en poche dans la collection Hélios, que je n’ai pas encore lus mais dont on m’a dit le plus grand bien.

L’Analyse

Le Royaume Rêvé est un roman palpitant à suivre, et je vais vous expliquer pourquoi en quelques points. Je vais donc attaquer par un point central, la narration, puis je vous parlerai de la richesse des thèmes abordés dans le roman.

Bien évidemment, vous êtes ici dans la partie Analyse, et par conséquent le risque de spoil est très élevé, alors si vous n’avez pas lu le roman, foncez le lire et revenez lire cette analyse (ou lisez la si vous voulez, mais ne venez pas vous plaindre de connaître toute l’intrigue).

Une narration qui témoigne d’un grand talent de conteur

Le Royaume Rêvé et son auteur disposent d’un talent tout particulier à nous faire suivre l’histoire des héritiers des Quatre Citadelles et de leur pays, les Marches du Gel.

Le roman nous est raconté par la succession des points de vue des différents personnages (les principaux et quelques autres), et ce à mesure que le temps et l’histoire avance, sans d’autre découpage que d’annoncer le changement de point de vue par le nom du personnage qui va être observé.Pour vous donner un exemple, on va avoir le point de vue d’Ysemir, l’héritier de la citadelle d’Asreld pour un instant T, puis pour l’instant suivant, on aura celui d’un autre personnage. Le roman ne possède donc pas de chapitrage (numéroté), le récit progressant au moyen des fameux changements de point de vue et de diverses ellipses.

Cette forme de narration est extrêmement bien conçue, parce qu’elle nous permet d’avancer dans l’intrigue en explorant l’intériorité de chaque personnage, même ceux qui restent assez en retrait comme Projet 68, « l’ange de fer » créé par Nashgar l’inventeur hérétique nain, ou Grimnur et sa mère Dagma, les bandit qui croisent la route des mandragores, de Projet 68, et d’Ysemir et de Mérisia (deux des princes héritiers), sans jamais véritablement intervenir et n’étant utiles que pour connaître l’épilogue de ce premier tome. On peut également citer le personnage de Belunith, la mystérieuse créature dont La Locuste est proche, et qui est supposément « un Immortel », mais qui n’intervient dans l’histoire que dans ses dialogues avec le messager de Sveld, qui lui révèle ses plans ou ses intentions.Ces personnages et les éléments auxquels ils sont liés seront sans doute vraisemblablement développés dans le(s) tome(s) suivant(s), et participent à la fois aux éléments de suspense de ce premier tome, mais font également du foreshadowing (une technique consistant à suggérer de futurs éléments d’intrigue) pour les suivants, et ce de manière très bien conçue, parce que ces personnages prennent part dans l’action de ce tome et en dévoilent des éléments d’intrigue, notamment l’épilogue avec Grimnur et Dagma, le combat entre Projet 68 et les mandragores, La Locuste qui raconte l’issue de la bataille finale au mystérieux Belunith…Cela permet à l’auteur d’introduire des futurs acteurs importants des prochaines intrigues.

Ce système de narration permet également au lecteur de suivre et de comprendre tous les enjeux de l’unification des Marches du Gel, en ayant le ressenti et les méthodes de chaque personnage sur la question. Grâce à cette multiplicité des points de vue, le lecteur peut saisir à la perfection les tenants et aboutissants de la situation politique des Marches, mais également les idéaux et les ambitions des personnages, qui ont tous une part d’ombre plus ou moins grande, ce qui les rend intéressants à suivre (je pense notamment à Ithaen Svelsen), et également très attachants, et parfois tragiques dans le cas des princes héritiers et de Vermine. En effet, le récitdonne à voir un contraste entre le fait que les Épines tendent à devenir les héros de grandes sagas épiques, avec les chants des scaldes au sujet de leurs combats contre les mandragores par exemple, mais montre également tous leurs tourments, leurs états d’âme venant de leurs situations respectives, avec par exemple le dilemme d’Ysemir, tiraillé entre la fidélité qu’il doit à son père Soromund, et l’amour qu’il éprouve pour Ithaen, le sacrifice que commet Merisia pour parvenir à tuer Visindr, un ennemi important des Épines, ou encore le fait que Ithaen aie le poids des meurtres commis par les mandragores sur la conscience, ainsi qu’un traumatisme résultant des exactions (viols et chantages, principalement) qu’elle subit quotidiennement et à l’insu de tous.

Les Épines ont donc un côté « héros tragique » qui n’est pas déplaisant, et qui tend encore plus à glorifier leurs actions. Ce tragique fait de ce premier tome un récit d’initiation extrême, puisque les dangers qu’ils affrontent sont bien réels (les mandragores, Soromund Asrelsen…), et les préparent à affronter un danger plus grand encore, l’Empereur Tigre qui risque de détruire leur pays, Les Marches du Gel. Le Royaume Rêvé apparaît alors comme le commencement d’une épopée.

Toutefois, l’auteur semble parfois tourner l’épique en dérision, avec le fait que la Locuste ne retranscrive pas le discours d’Ysemir à son père Soromund à la fin du roman et s’en moque, mais aussi le fait que les scaldes, sortes de bardes guerriers composant les chants épiques, soient en état de décadence durant tout le récit, puis finissent par se racheter une conduite auprès d’Ithaen en devenant ses paladins.

On peut également ajouter que si l’épique et le tragique sont majoritaires au sein du récit, on trouve également pas mal d’humour à base de répliques très bien senties, souvent en provenance de Vermine ou de La Locuste, ou des disputes de ces derniers.

Le Royaume Rêvé a donc tout d’un grand récit de Fantasy, avec un système de narration qui permet de comprendre tous ses enjeux, et de développer des personnages très intéressants.

Cependant, ce n’est pas la seule grande qualité du roman d’Adrien Tomas, qui brille également par la façon dont il traite les thèmes qu’il aborde.

Des Thématiques pleines de richesse :

Le Royaume Rêvé aborde des thèmes qui s’avèrent être intéressants, bien qu’assez classiques sur le fond.

En effet, le roman tourne autour d’un sujet politique, l’unification des clans des Marches du Gel afin de pouvoir défendre le pays contre l’invasion d’un Empire. Deux visions du monde s’affrontent alors. Celle des Asrelsen, qui apparaît comme traditionaliste et répondant à certains clichés de l’Heroic Fantasy, tandis que les Svelsen voudraient instaurer du progrès social au sein de leur royaume.

Avant de continuer mon propos, il convient de vous expliquer précisément ce qu’est un cliché et en quoi il se différencie d’un lieu commun d’après moi.

Un lieu commun est une sorte de thème ou de schéma récurrent au sein d’un genre ou d’un type d’œuvre. Et lorsqu’un ou plusieurs lieux communs deviennent trop caricaturaux ou peinent trop à sortir des carcans d’un genre, ils deviennent des clichés. Un cliché peut être négatif comme positif. Dans le cas du roman d’Adrien Tomas, je peux vous assurer que l’utilisation de clichés s’avère positive puisqu’elle met en valeur les éléments qui n’en sont pas dans le récit. Je m’explique.

Le mode de pensée des Asrelsen, représenté dans les personnages d’Ysemir et Soromund répond à une sorte de vision traditionnelle du héros d’Heroic Fantasy, qui doit être de condition noble (Ysemir affirme de nombreuses fois du mépris envers Vermine, qui est une enfant sauvage, et pour les gens de basse condition en général en affirmant qu’ils ne devraient pas avoir le droit de manier les armes), et savoir se battre de façon noble, raison pour laquelle il préfère l’épée au fléau avec lequel il a pourtant des affinités, mais qu’il considère comme « une arme de paysan » et qu’il se refuse d’utiliser. Cela fait de lui un personnage prétentieux et belliqueux, correspondant au cliché du prince voulant écraser ses adversaires (pour lui, les Marches ne peuvent être unifiées que par la guerre) et méprisant envers les faibles, comparable à Royal de la saga de L’Assassin Royal de Robin Hobb, à Ghisbert de Cray dans la saga de L’Agent des Ombres de Michel Robert, ou encore à Vegeta de Dragon Ball d’Akira Toriyama. Cependant, Ysemir semble être moins méprisant envers les faibles et les personnes de moindre rang, puisqu’il accepte de servir Ithaen, dont les idéaux semblent être plus égalitaires.

En effet, Ithaen Svelsen permet à n’importe qui d’apprendre à manier les armes, quelle que soit son origine sociale, parce que « la véritable noblesse se mesurait au courage individuel et non à la valeur supposée du sang d’un illustre ancêtre » p76. Elle cherche l’unification des Marches par la diplomatie, en permettant aux héritiers des Quatre Citadelles de se rencontrer et d’être instruits ensemble pour pouvoir fonder ensemble le Royaume Rêvé. Elle semble donc s’inscrire dans une sorte de progressisme social par opposition à ses adversaires. Cette opposition permet de développer des personnages féminins forts, avec Merisia et Vermine en plus d’Ithaen, qui vont souvent avoir le dessus sur les personnages masculins, ce qui est intéressant dans un genre où l’on voit souvent des guerriers plutôt que des guerrières, bien que cette tendance tende à s’inverser, il suffit d’observer les personnages d’Estrée du Chaos et de Marg la Vierge d’Acier dans la saga L’Agent des Ombres de Michel Robert, Vin dans la saga du Fils des Brumes de Brandon Sanderson, ou encore la reine Tamir dans la saga du Royaume de Tobin de Lynn Flewelling.

Cependant, le cas d’Ithaen m’amène à parler d’un autre thème important du Royaume Rêvé, le non-manichéisme, ou la non-binarité si vous préférez.

Qu’est-ce que le manichéisme, me direz-vous ? Pas de panique, je vais vous l’expliquer. Le manichéisme est une vision qui vise à faire s’opposer deux notions complètement contradictoire, avec le Bien contre le Mal, par exemple. Ainsi, on peut parler de manichéisme lorsqu’une œuvre ne va pas plus loin que la lutte des gentils (qui sont gentils parce que le mal c’est pas bien) contre les méchants (qui sont très méchants et veulent dominer le monde ou tout casser parce que ça les amuse), ce qu’on retrouve parfois même dans des œuvres de qualité comme Dragon Ball, ou la saga Harry Potter de J.K. Rowling quand on y réfléchit (attention, je ne dénigre pas ces œuvres, je vous dis juste qu’elles peuvent être considérées comme étant manichéennes, et encore, ce propos peut tout à fait être nuancé).

Le roman d’Adrien Tomas n’est en effet pas manichéen, et je vais tenter de vous démontrer pourquoi.

Le récit est axé sur les moyens d’unifier les Marches du Gel : la guerre, la diplomatie, ou l’union par le drame, moyen mis en œuvre par Ithaen lorsqu’elle décide de libérer les mandragores pour que les Épines en triomphent et soient mieux préparées à la défense de leur pays contre l’Empereur Tigre. Ithaen a conscience de la dangerosité de son plan, et du nombre de morts qu’il engendre, mais elle pense que ce sacrifice est nécessaire pour unifier le pays autrement qu’avec une guerre de clans, guerre que veut Soromund Asrelsen, le principal ennemi d’Ithaen.

Faut-il user de la force lorsque la diplomatie ne suffit plus ? Le sacrifice est-il toujours nécessaire pour parvenir à ses fins ? Et si oui, à quel prix et comment l’assumer ?

Il est possible de se poser ces questions à la lecture du Royaume Rêvé, et elles peuvent s’appliquer à tous les Princes Héritiers, ainsi qu’à Vermine. Les personnages partagent tous le même but, l’union des Marches du Gel, mais usent de différents moyens pour atteindre cet idéal. Les personnages ne sont donc pas manichéens puisqu’ils défendent des idéologies et des concepts différents, mais pas dans des buts opposés. On ne peut pas dire que Soromund est un « méchant » et qu’Ithaen est une « gentille », parce qu’ils partagent le même but et commettent tous les deux des actes sanglants pour parvenir à leurs fins.

Le personnage de La Locuste synthétise cette idée de non-manichéisme, puisqu’il affirme se moquer de l’identité de celui qui unit les Marches à la fin du roman, puisqu’il ne « désire que l’unification du Royaume Rêvé » p296.

Le but de ce premier tome n’est dans ce cas pas d’opposer des personnages mauvais à des personnages bons, mais d’unir différents personnages dans le but de construire la base de ce qui sera sûrement une grande saga, qu’elle soit chantée par les scaldes du Royaume, ou racontée par Adrien Tomas.

Le Mot de la Fin :

Le Royaume Rêvé est un très bon roman, qui va vous rester en tête longtemps. Très longtemps, peut-être. C’est un récit incroyable, avec des personnages touchants, des combats épiques, avec une très grande narration. Vous devez absolument le lire, surtout si vous aimez la Fantasy, et que vous voulez voir ce genre traité de façon rafraîchissante et bien écrite !

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