D. Gray Man : Le Vieil Homme et l’aria d’un soir de solitude (tome 02), de Katsura Hoshino

Salutations, lecteur. Après avoir plongé dans l’univers de D. Gray Man avec la chronique du premier volume, il est temps de poursuivre avec le deuxième tome du manga,

D. Gray Man : Le Viel homme et l’aria d’un soir de solitude (tome 2), de Katsura Hoshino

9782723492430-T

 

Introduction

 

Avant de commencer, j’aimerais détailler la démarche que je vais suivre pour ces chroniques de D. Gray Man. Le projet est de traiter de l’intégralité du manga. Je découperai néanmoins mes chroniques par arcs narratifs, sauf dans les cas où, notamment celui des premiers volumes, un tome constitue un arc narratif à part entière. J’espère que ces chroniques vous plairont et qu’elles vous donneront envie de vous intéresser à cette œuvre formidable qu’est D. Gray Man.

Katsura Hoshino est une mangaka japonaise née en 1980. Son manga D. Gray Man est prépublié depuis 2004 dans le Weekly Shonen Jump, mais a connu plusieurs interruptions en raison des problèmes de santé de l’autrice.

En France, le manga est publié en volume chez Glénat.

Voici la quatrième de couverture du premier volume du manga :

« Un fantôme hante l’antique cité de Matera, désertée depuis des siècles par ses habitants. Allen et Kanda, tous deux dépêchés sur les lieux, vont y faire une étrange rencontre… Il leur faudra une fois encore combattre les akuma pour protéger l’innocence ! »

Dans mon analyse du roman, je traiterai d’abord brièvement du dessin de l’autrice, puis de l’univers, de l’intrigue et des personnages.

 

L’Analyse

 

Dessin

 

Le trait de Katsura Hoshino témoigne encore du grotesque des Akuma, avec l’apparence clownesque de la machine à tuer de niveau 2 affrontée par Kanda et Allen. Le dessin de l’autrice nous permet également d’observer la puissance de l’Innocence d’Allen, notamment par l’évolution du design de son bras en fonction des émotions et des besoins du personnage lors des combats. Les expressions faciales des personnages sont également détaillées, puisqu’on ressent la rage d’Allen face à l’Akuma de niveau 2 ou le dédain de Kanda.

Les combats dépeints par l’autrice sont bien mis en scène et dynamiques, de même que les effusions de sang, qui témoignent de la violence des affrontements entre la Congrégation de l’Ombre et les suppôts du Comte Millénaire.

 

Univers et Intrigue

 

Ce deuxième volume de D. Gray Man, comme le suivant, met en scène une mission d’Allen, en compagnie d’un partenaire avec lequel il est chargé d’enquêter sur un phénomène surnaturel probablement dû à la présence d’une Innocence convoitée par les forces du Comte Millénaire, auxquelles les Exorcistes doivent se confronter.

Katsura Hoshino met donc en scène une équipe composée d’Allen et Kanda, forcés de coopérer malgré leur détestation mutuelle. Les deux Exorcistes sont envoyés en Italie, dans le village de Matera, pour récupérer une Innocence cachée dans le corps d’une marionnette automate, en compagnie d’un Traqueur, Thomas. Ils se confrontent alors à un Akuma qui évolue jusqu’au niveau 2.

On comprend alors que les Akuma peuvent évoluer, de sphères dotées de canons, vers une singularisation de leurs capacités de destruction et de leur apparence, ce qu’on observe dans les jeux d’illusion et de copie de pouvoirs effectués par le niveau 2 de Matera, mais aussi sa puissance brute, puisqu’il parvient à mettre en échec deux Exorcistes. Le deuxième volume de D. Gray Man développe et rationnalise l’évolution des créatures technomagiques que sont les Akuma, en montrant qu’ils sont capables d’évoluer pour devenir toujours plus féroces. A cette évolution couplée à une singularisation s’ajoute également une prise de conscience de sa nature par l’Akuma, qui se rend compte de sa nature de machine tueuse, et l’exploite. On observe alors que l’évolution des Akuma et leur prise de conscience les amène à causer toujours plus de destruction, et par conséquent, à s’éloigner toujours plus de l’humanité.

On observe également que les Exorcistes sont aidés par les « Traqueurs », des soutiens volontaires non compatibles avec l’Innocence qui travaillent pour la Congrégation et qui risquent bien plus leur vie que les Exorcistes, puisque malgré leur équipement, ils appartiennent à l’humanité standard, et peuvent donc mourir sous les balles et les coups des Akuma bien plus facilement que les Apôtres qu’ils aident au combat.

L’intrigue de l’Innocence qui se trouve à Matera permet à l’autrice de subvertir le trope du lieu hanté, puisque les deux personnages considérés comme les fantômes de Matera, Gzor et Lala, apparaissent humains, disposant cependant de caractéristiques bien particulières (que je ne vous dévoilerai pas) et font planer le doute sur leur véritable nature. Katsura Hoshino joue ainsi également sur les apparences de ses personnages, puisque l’automate porteur de l’innocence n’est pas forcément celui que l’on croit. Le jeu sur les apparences aussi dans le fait que le personnage de Lala dispose de capacités qui contrastent avec son apparence de jeune fille. Ce jeu sur les apparences s’observe également dans les pouvoirs de l’Akuma de niveau 2, dont les pouvoirs s’articulent autour des illusions et des métamorphoses.

On observe aussi les armes anti-Akuma des Exorcistes en action, avec par exemple le bras d’Allen qui connaît des évolutions, puisqu’il se transforme en canon laser (oui oui), et le katana de Kanda, appelé Mugen, qui lui permet de déployer des techniques telles que le « déferlement d’insectes ». Les armes anti-Akuma peuvent donc être assimilées à des moteurs de magie et de sortilèges destinés à détruire les sbires du Comte.

 

Personnages

 

Ce deuxième volume de D. Gray Man permet à Katsura Hoshino de développer le personnage de Yu Kanda. On observe alors qu’il s’agit d’un personnage assez cynique et brutal, puisqu’il considère les Exorcistes comme des destructeurs, et certainement pas comme des sauveurs, ce qui fait qu’il méprise l’émotivité d’Allen, qu’il appelle « pousse de soja » pour témoigner de sa faiblesse, non pas physique, mais mentale. En effet, Allen se met en danger parce qu’il ne contrôle pas ses émotions, ce qui suscite le mépris de Kanda. On remarque d’ailleurs qu’il n’a quasiment aucun respect pour la vie humaine, ce qu’on observe dans ses interactions teintées de mépris avec Allen, les traqueurs qu’il considère comme de la chair à canon, ou Gzor et Lala, qu’il considère comme des obstacles vivants à sa mission. Kanda apparaît également comme personnage quasiment immortel parce qu’il dispose de capacités de régénérations hallucinantes, dont les origines restent mystérieuses dans ce volume, mais qui seront explicitées dans les arcs narratifs suivants. On peut deviner que cette capacité de régénération peut être liée au passé du personnage et à une personne qu’il recherche, mais je ne vous en dirai pas plus (pour l’instant).

L’autrice développe la relation entre Allen et Kanda, qui se détestent, puisque l’un trouve l’autre trop méprisant et brutal, tandis que Kanda pense qu’Allen est un faible. Leur détestation constitue également un ressort comique, même dans les moments de tension dramatique, puisque les deux personnages s’adressent des reproches alors même qu’ils se trouvent face aux Akuma. Elle est également marquée non pas par une rivalité, puisqu’Allen comme Kanda s’opposent aux mêmes ennemis, mais par le fait qu’ils ne vivent pas de la même manière leur passé tragique. En effet, Allen apparaît comme plutôt jovial et sociable, malgré les épreuves qu’il a affrontées, alors que Kanda est beaucoup plus irascible et pessimiste. On observe alors qu’Allen se place complètement en porte à faux par rapport à Kanda, puisqu’Allen aime l’Humanité et cherche à respecter et préserver toutes les vies, même si cela implique son sacrifice personnel, comme en témoigne son attitude face à Gzor et Lala.

 

Le mot de la fin

 

Dans ce deuxième volume de D. Gray Man, Katsura Hoshino dépeint une mission effectuée par Allen Walker, tout juste arrivé à la Congrégation de l’Ombre, et Yu Kanda. Les deux Exorcistes vont être forcés de coopérer malgré leur détestation mutuelle dans le village de Matera en Italie, où ils se trouvent confrontés à un Akuma de niveau 2.

L’autrice développe alors la relation entre Allen et Kanda, mais aussi la manière dont les Akuma peuvent évoluer pour causer toujours plus de carnages. Elle joue également sur les apparences, puisque les deux Exorcistes doivent percer à jour l’identité de l’automate porteur de l’Innocence, ainsi que les illusions de l’Akuma de niveau 2.

Si vous avez aimé le premier volume de D. Gray Man, je ne peux que vous recommander de poursuivre votre lecture avec ce tome 2 !

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