Diamants, de Vincent Tassy

Salutations, lecteur. Aujourd’hui, je vais te parler d’un roman de Fantasy marqué par la mélancolie.

Diamants, de Vincent Tassy

Introduction

Avant de commencer, j’aimerais préciser que cette chronique émane d’un service de presse des éditions Mnémos, que je remercie chaleureusement pour l’envoi du roman !

Vincent Tassy est un auteur français né en 1989. Il est professeur de Lettres, rédacteur pour Obsküre Magazine, un bimensuel qui traite de musiques telles que le Metal, la darkwave ou le neofolk. Il est également musicien dans le groupe de Doom Metal Angellore.

Diamants, dont je vais vous parler aujourd’hui, est paru en Février 2021 aux éditions Mnémos.

En voici la quatrième de couverture :

« D’un hiver sans fin naît l’espoir d’un printemps radieux

L’Or Ailé, de la cité immortelle, est descendu des cieux.

Seigneur ou roturier, lequel deviendra son suivant ?

Serviteur, conseiller, dévoué ou confident

Dans le labyrinthe d’Œtrange, il devra le guider

Du royaume de Ronces, aux Brumes emplies de danger.

De l’hiver au printemps, de l’obscurité à la lumière

Percerez-vous les secrets de L’Or Ailé venu sur Terre ? »

Dans mon analyse du récit, je traiterai d’abord de l’univers de Fantasy mélancolique et sombre mis en scène par l’auteur, puis je reviendrai sur la polyphonie du récit et le style qui la porte.

L’Analyse

Fantasy mélancolique et mortelle


Le roman de Vincent Tassy se déroule dans le royaume de Vaivre, au sein d’un univers médiéval supposément en paix, ce qu’on observe dans le fait que la plupart des états font partie d’une alliance scellée par magie. Cependant, cette supposée paix nationale et internationale se trouve remise en question par l’arrivée de « L’Or Ailé », un ange tombé du ciel, qui vient à Œtrange, la capitale du royaume. L’Or Ailé, appelé Avigdor, est censé apporter puissance, paix et prospérité à la nation qui l’accueille d’après le Diadema, un livre saint répandu dans l’univers du roman, et va donc supposément aider Vaivre à prospérer. L’apparition de l’ange prend place dans un monde où la magie disparaît progressivement depuis plusieurs siècles, ce qui est un phénomène appelé « l’Evanescence ». On peut alors interpréter son apparition comme le réenchantement d’un monde au sein duquel la magie perd en puissance.

Puis soudain une étincelle noire, très loin, très loin dans le ciel, apparut.
Ce fut, dans Varessia, un silence au-delà du silence. 

Le double emploi du passé simple marque une rupture et permet d’introduire un événement capital au début du récit, à savoir l’arrivée d’Avigdor en Vaivre. L’adynaton « un silence au-delà du silence » montre la solennité de l’instant de l’arrivée de l’ange, qui est un être sacré.  

Cependant (et vous vous en doutez), les mystères et les désillusions entourent L’Or Ailé et ses pouvoirs. En effet, il apparaît résolument autre, parce qu’il ne communique presque jamais directement avec les humains, c’est-à-dire qu’il s’exprime par la pensée, qu’il communique à son « Laquais », un être humain standard (ou pas) qu’il a élu et auquel il s’est lié pour faire entendre sa voix dans le monde terrestre. Le discours d’Avigdor est donc presque systématiquement transmis sur le mode du discours indirect, à travers des personnages qui prennent la parole pour lui. Il communique également par la pensée avec son Laquais ou des personnages dont il est proche. Son mode de communication le coupe donc de l’humanité standard. Par ailleurs, l’altérité d’Avigdor apparaît dans ses pouvoirs surnaturels. Sans rentrer dans les détails, il est capable de modifier l’histoire et de s’effacer des mémoires écrites, ce qu’on remarque dans le fait que les historiographes voient leurs notes sur son arrivée et les événements qui le concernent s’effacer (oui oui), de conférer des capacités magiques à certains êtres humains, mais aussi d’effacer la magie. En effet, le « mancien » Dolbreuse se rend compte que ses pouvoirs de divination sont bloqués par la présence d’Avigdor. L’ange se révèle capable d’influer sur le climat et le psychisme en fonction de ses émotions, puisqu’il pèse sur les pensées des individus qui l’entourent. Sa peur de la nuit, et donc de l’absence du soleil, génère par exemple un froid glacial autour de lui.

« Il n’avait jamais vu la nuit. Il est terrorisé. »
Savannah comprit. Ainsi naissait le froid, autour de L’Or Ailé quand il avait peur.

De par sa nature mystique et mystérieuse, les habitants de Vaivre et des Trois Continents projettent beaucoup d’illusions et d’attentes sur Avigdor, telles que la paix, la prospérité, et l’égalité entre les différentes classes sociales. Cependant, sa présence sème des troubles politiques et amène de lourdes désillusions. Il est donc une sorte de figure christique, puisqu’il descend des cieux, est doté de pouvoirs magiques, et est désigné par des textes religieux et prophétiques, mais aussi un moteur de transformation sociale au sens presque littéral.

C’était une erreur, son apparition. Ça n’aurait pas dû arriver mais c’était arrivé quand même.

Que pouvait-on bien faire de ça, maintenant ?

Certains personnages, à l’image de Savannah, princesse du royaume de Vaivre, considèrent que l’apparition de L’Or Ailé, désignée par le pronom « Ça » constitue une « erreur » de l’univers, à cause des changements brutaux qu’il représente et entraîne. Le polyptote verbal qui s’articule sur un passage du verbe arriver au conditionnel négatif « n’aurait pas dû arriver » à une assertion au plus que parfait « c’était arrivé » montre que la venue d’Avigdor est un évènement inéluctable. La question finale semble s’adresser à l’ensemble de la société, à travers le pronom indéfini « on », et tente de trouver une réponse collective à l’apparition de L’Or Ailé et à ses mystérieux objectifs.

Mais si la société humaine est marquée par l’arrivée d’Avigdor, L’Or Ailé est frappé par ce qu’il vit en compagnie de son Laquais. Sans rentrer dans les détails, il subit des violences physiques et psychiques et observe les horreurs que s’infligent les humains, ce qui le conduit à s’exprimer sur la manière dont il perçoit l’humanité.

« Il dit qu’il ne voit que du désespoir dans notre monde. Il dit qu’il en a assez. Qu’il ne sait pas encore ce qu’il est venu chercher ici, mais que toutes nos histoires sont ennuyeuses. Même sans plus de souvenirs de sa vie passée, il a l’impression de les avoir entendues mille fois. Il dit que nous n’apprenons jamais rien. Qu’ici-bas tout passe et rien ne dure. Il dit :  « Votre existence est si fugace et si vaine, aussitôt nés vous fermez les yeux pour toujours, et tant qu’ils sont ouverts ils versent tant de larmes, car vous êtes si peu faits pour le bonheur. Alors à quoi bon, pourquoi pas la destruction, pourquoi ne pas mettre enfin un terme à ce cycle insensé ? » »

La répétition d’« il dit que » et les multiples occurrences de la troisième personne montrent qu’un personnage se fait le relais de la parole de l’ange et de ses sentiments. Ce « il » s’oppose à l’humanité, désignée par les pronoms « nous », puis « vous », lorsque le discours d’Avigdor est repris mot pour mot. L’ange propose « la destruction » de l’espèce humaine pour pallier au fait qu’elle répète constamment les mêmes erreurs. Il juge donc que les humains ne sont pas faits « pour le bonheur », et feraient mieux de disparaître, et apparaît alors comme un révélateur des problèmes sociaux de l’univers dans lequel il apparaît, mais aussi des problèmes de l’humanité en tant qu’espèce, notamment parce qu’elle engendre toujours des conflits. Le discours d’Avigdor montre par ailleurs que L’Or Ailé joue un rôle dans l’Histoire de l’humanité, puisqu’il peut tenter de l’améliorer ou la détruire grâce à ses pouvoirs.

En effet, la présence d’Avigdor en Vaivre entraîne la jalousie d’autres états, comme Arith, Moires, et Chrysalie et de leurs rois, Rajendra, Venance et Ersent, parce qu’ils convoitent L’Or Ailé et ses pouvoirs. On remarque que Chrysalie est une nation qui conserve encore du pouvoir magique malgré le phénomène de l’Évanescence, qui n’est donc pas uniforme au sein du monde décrit par Vincent Tassy, pour des raisons bien plus historiques, politiques, matérielles et rationnelles que purement mystiques. Diamants montre que les textes prophétiques comme le Diadema et les légendes cosmogoniques recèlent une part de vérité historique qui permet de rationaliser la magie, mais aussi l’existence de créatures surnaturelles légendaires, telles que les Yahalom, le premier peuple du monde après les anges. Ils auraient donné les gemmes présentes sur leur corps aux premiers hommes pour leur donner la magie (oui oui). On remarque alors que la magie des humains du roman de Vincent Tassy provient d’un élément surnaturel d’un passé lointain, dont la véracité se trouve contestée avant d’être attestée (je ne peux pas vous en dire plus).

Une atmosphère mélancolique et tragique règne dans le roman de Vincent Tassy. Elle est portée par les personnages du récit, l’influence d’Avigdor, mais aussi (et surtout ?) par le royaume de Ronces, dirigé par le roi Adalelme et inaccessible à cause de la magie qui y règne. Le pays est protégé par ses mages et adopte une politique isolationniste, qui consiste à ne pas se mêler des conflits du monde extérieur. Les habitants de Ronces voient leurs émotions fortes s’effacer pour laisser place à une sorte de détachement mélancolique perpétuel. L’une des sources de leur magie et de leur mélancolie est « l’Endeuillé Soleil ». La tristesse qui règne en Ronces peut rappeler la Melniboné que Michael Moorcock décrit dans le cycle d’Elric.  Ses mystères, sa puissance et les sentiments qui y règnent attirent irrésistiblement certains personnages, dont Adalelme.

« Alors je me suis mis à rêver de Ronces. Le pays du Nord, mystérieux et inaccessible. C’est devenu mon obsession. Partir pour Ronces. Je n’en ai parlé à personne. J’ai passé des semaines à chercher un moyen d’y aller. Mais je ne savais pas comment faire. Ce pays était isolé depuis des siècles. Il ne faisait pas partie de l’Alliance. Il n’avait pas suivi l’Evanescence. Impossible de s’y rendre, d’espérer passer vivant les frontières. J’ai voulu tenter quelque chose. Envoyer un message. Il n’arriverait peut-être jamais à destination mais il fallait que j’essaie. Ronces, c’était déjà, tout le monde le savait, le pays de la nuit, de la neige sans fin, des oiseaux noirs. Ça rebutait tout le monde. Ce pays de tristesse. On se demandait comment c’était possible de vivre là-bas. Dans le froid. La nuit tout le temps. On se disait : Ce sont des fous. Qu’ils restent dans leur coin avec leur magie et leurs ténèbres, ils sont contre la vie, leur existence n’a aucun sens. Moi, ça me plaisait, cette espèce de façon de mourir sans mourir. »

Toute la particularité de Ronces est ici exprimée par Adalelme, qui décrit ce qui l’attire dans ce royaume, au contraire du sens commun, représenté un « on » indéfini dont il reprend le discours, reproduit en italique pour marquer une distance entre l’énoncé et son énonciateur. Cette rupture est davantage accentuée par la différence marquée par le « Moi » de la phrase suivante placé en emphase, qui contre le discours repris par Adalelme. On remarque donc que Ronces est un « pays de tristesse », de « froid », de « nuit », mais aussi de « magie », qui le qualifient dans le discours d’Adalelme, mais aussi dans les descriptions du narrateur du récit, qui mettent en évidence la singularité de ce royaume et de ses habitants.

Le récit évoque aussi les Brumes (non, pas celles-là. Ni celles-là), des territoires inexplorés et envahis par la brume (oui oui), où on trouverait des artefacts magiques extrêmement puissants et des ruines de l’époque des Yahalom, mais aussi des créatures mythiques et dangereuses. Les Brumes représentent l’inconnu pour la majorité des personnages du roman, et apparaissent alors comme des moyens d’assouvir leurs ambitions ou des lieux qui permettent de tester des théories historiques et cosmogoniques.

Vincent Tassy aborde des thématiques sociales à travers les ambitions démesurées des ennemis de Vaivre, Rajendra, Ersent et Venance, qui veulent asseoir leur domination sur les Trois Continents, mais aussi vaincre la mort (oui oui, je ne rentre pas dans les détails sous peine de spoil), qui montrent comment peut naître l’hybris. Cependant, le royaume de Vaivre se trouve secoué par des mouvements contestataires du peuple, motivés par le mépris, l’indifférence et l’ignorance de la couronne au sujet de leurs conditions de vie et la misère qui les accable, ce qu’on observe à travers le point de vue de la reine Alamasonthe, qui ignore complètement la révolutionnaire qui se trame presque sous ses fenêtres. Son point de vue est d’ailleurs partiellement contrebalancé par celui de Mauront, jardinier du palais, issu des classes laborieuses et conscient (et envieux) des privilèges et du luxe des artistocrates.

Polyphonie et stylistique


Diamants est porté par un ensemble de personnages points de vue. On a Mauront, un jardinier doté de pouvoirs magiques qui lui permettent de manipuler les plantes. C’est un fils d’immigrés qui doit subvenir aux besoins de sa famille qui vit dans la misère, dans une maison qui tombe en ruines et un quartier qui constitue un ghetto. On suit aussi Alamasonthe, la reine de Vaivre, Dolbreuse, son amant, conseiller et mancien de la cour, Savannah et Daphnéa, les filles de la reine, et leur père, Adalelme, roi de Ronces. Le roman de Vincent Tassy est donc polyphonique, mais il fait entendre la voix de chaque personnage différemment.

Au-delà des variations de langage et de discours, Vincent Tassy adopte des procédés particuliers pour retranscrire la voix de certains personnages, puisque les chapitres de Daphnéa sont narrés à la première personne, tandis que ceux de Mauront laissent entendre la voix d’Avigdor. La fiabilité d’autres personnages points de vue peut être remise en question, notamment lorsque les personnages voient leur mémoire et leurs pensées atteintes, notamment parce qu’ils sont victimes de stress intense. Cela se voit notamment chez Savannah, Adalelme, Dolbreuse, et surtout chez Alamasonthe qui est peu à peu détruite par l’exercice du pouvoir, ce qu’on remarque lorsqu’elle craque en pleine séance de son Conseil, par exemple.

Le style de l’auteur est très travaillé, protéiforme, et colle aux personnages pour faire entendre leurs pensées. L’auteur n’hésite donc pas à recourir au discours indirect libre, ou à des formes de discours qui se rapprochent du flux de conscience, ou stream of consciousness, comme le montre une très longue phrase située p158-159, qui transmet les pensées très agitées de la reine Alamasonthe, en s’appuyant sur une gigantesque polysyndète, c’est-à-dire une augmentation de la longueur de la phrase par une multiplication des connecteurs. Sa longueur permet alors de suivre le fil de la pensée malmenée de la reine et de mettre ses troubles dûs à l’exercice du pouvoir en évidence.

On remarque alors que les souverains sont aliénés par le pouvoir et ne se rendent pas compte des conséquences de leurs décisions sur leur peuple. Alamasonthe apparaît complètement hors sol et ignorante de ses propres décisions politiques, en dépit de la répression des protestations qu’elle organise.

Diamants explore aussi l’amour que les personnages éprouvent (ou non) les uns pour les autres. Sans rentrer dans les détails, Vincent Tassy traite de l’échec de la relation entre Alamasonthe et Adalelme, séparés par l’obsession de la première pour le pouvoir et de Ronces pour le second pour Ronces, de l’histoire d’amour impossible entre les rois Rajendra et Ersent, et du lien sacré qui unit Mauront à Avigdor.  Par ailleurs, les relations entre Alamasonthe, Adalelme et leurs filles permettent à l’auteur d’aborder la question de l’amour filial, ou plutôt de son absence, puisque les deux princesses ne son pas proches de leurs parents. Ils sont en effets éloignés d’elles, l’une psychiquement, et l’autre géographiquement. Le détachement d’Alamasonthe vis-à-vis de ses filles s’observe lorsqu’elle apprend ce qui arrive à sa fille Daphnéa (je ne vous spoilerai pas).

Alamasonthe se demanda si cela lui faisait quelque chose. Si c’était une mauvaise nouvelle ou un fait de moindre importance à ranger dans un coin de sa tête. Au bout d’un moment, bon, ça suffit, on ne peut pas continuer à s’encombrer avec n’importe quoi. Et puis Daphnéa, par le Ciel, Daphnéa. Mais que pouvait-on bien faire quand il s’agissait d’elle ?

Vincent Tassy mobilise le discours indirect libre pour retranscrire les pensées de son personnage. On l’observe notamment dans les troisième et quatrième phrase de l’extrait, qui comportent des tournures orales, telles que « bon, ça suffit » et « par le Ciel », inclus dans une phrase nominale qui comporte une répétition. Le détachement du personnage transparaît alors dans le fait qu’elle s’interroge sur ses sentiments à propos de ce qui frappe sa fille. Cette interrogation est portée par la répétition de la conjonction « si », mais elle se trouve désamorcée par la requalification des événements en « n’importe quoi », puis par la question rhétorique à propos de Daphnéa, qui marque l’incompréhension de la reine vis-à-vis de ses enfants.

Le mot de la fin


Diamants est un roman de Fantasy de Vincent Tassy. L’auteur y décrit un monde bouleversé par l’arrivée de L’Or Ailé Avigdor, un ange tombé du ciel, dans le royaume de Vaivre, pour y apporter la prospérité d’après les croyances de sa dirigeante et de ses habitants. Cependant, Avigdor suscite la convoitise des nations voisines, ce qui va entraîner un conflit mortel.

La présence de L’Or Ailé bouleverse la société de Vaivre et le monde décrit par l’auteur à travers le regard de plusieurs personnages profondément marqués par leur ambition, leurs sentiments ou leur détachement, mais aussi les illusions qu’ils entretiennent à propos d’Avigdor.

Le roman de Vincent Tassy est porté par un style travaillé et un univers gothique et mélancolique qui m’ont frappé, et je vous le recommande !

Vous pouvez aussi consulter les chroniques de Célindanaé, Boudicca, Dup, Fantasy à la carte, Livraisons Littéraires

3 commentaires sur “Diamants, de Vincent Tassy

  1. Je dois le lire dès que du temps se libère parce que j’adore la plume de l’auteur. Je crains aussi d’éventuelles longueurs, l’auteur étant prompt aux langueurs qui peuvent parfois freiner un peu trop brutalement l’intrigue…

    Aimé par 1 personne

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