Central Station, de Lavie Tidhar

Salutations, lecteur. Aujourd’hui, je vais te parler d’un roman de Lavie Tidhar, que j’apprécie décidément beaucoup.

Central Station


Introduction


Avant de commencer, j’aimerais préciser que cette chronique émane d’un service de presse de Tachyon Publications, que je remercie pour l’envoi de ce roman et de Neom du même auteur, qui se déroule dans le même univers et paraîtra en Novembre 2022. Je vous en parlerai prochainement.

Lavie Tidhar est un auteur israélien de science-fiction et de Fantasy né en 1976. Il a grandi dans un kibboutz, c’est-à-dire un village collectiviste. Il a publié de nombreux romans et nouvelles, notamment Osama, paru en 2011 et publié en 2013 dans la défunte collection « Éclipses ». Récemment, son roman Unholy Land a été traduit par Julien Bétan sous le titre Aucune terre n’est promise, et j’ai beaucoup aimé.

Central Station, paru en 2016 chez Tachyon, est un recueil de nouvelles formant un fix-up.

En voici la quatrième de couverture :

« A worldwide diaspora has left a quarter of a million people at the foot of a space station. Cultures collide in real life and virtual reality. The city is literally a weed, its growth left unchecked. Life is cheap, and data is cheaper.

When Boris Chong returns to Tel Aviv from Mars, much has changed. Boris’s ex-lover is raising a strangely familiar child who can tap into the datastream of a mind with the touch of a finger. His cousin is infatuated with a robotnik—a damaged cyborg soldier who might as well be begging for parts. His father is terminally-ill with a multigenerational mind-plague. And a hunted data-vampire has followed Boris to where she is forbidden to return.

Rising above them is Central Station, the interplanetary hub between all things: the constantly shifting Tel Aviv; a powerful virtual arena, and the space colonies where humanity has gone to escape the ravages of poverty and war. Everything is connected by the Others, powerful alien entities who, through the Conversation—a shifting, flowing stream of consciousness—are just the beginning of irrevocable change.
At Central Station, humans and machines continue to adapt, thrive…and even evolve. »

Dans mon analyse de Central Station, je traiterai d’abord de sa structure, puis des rapprochements qu’il opère entre Cyberpunk et Weird Fiction, puis de son aspect intertextuel, notamment dans son traitement de la figure du vampire.

L’Analyse


Structure


Central Station adopte une structure de fix-up. Pour rappel, le fix-up est un roman constitué d’un ensemble de nouvelles a priori autonomes et précédemment publiées de façon indépendante, dans des revues par exemple. Elles sont par la suite regroupées par l’auteur, qui les relie entre elles pour leur donner la forme d’un roman. Canoniquement en science-fiction, les trois premiers volumes de Fondation d’Isaac Asimov, à savoir Fosndation, Fondation et empire, et Seconde Fonation sont des fix-up de nouvelles ou novellas publiées dans le pulp Astounding.

Les différents chapitres de Lavie Tidhar sont pour la plupart des nouvelles d’abord publiées en revue puis retravaillées. Par exemple, les trois premiers chapitres de Central Station intitulés The Indignity of Rain, Under the Eaves et The Smell of Orange Groves ont été respectivement publiés dans Interzone, l’anthologie Robots : the Recent IA, et Clarkesworld. Seuls le neuvième chapitre, « The God Artist » et le dernier « Births » sont originaux. Le retravail de ces récits, mais aussi leur montage chronologique en chapitres forment un roman à part entière.

Comme tout fix-up, ces nouvelles partagent un univers fictionnel commun, celui de Central Station (qui donne son nom au recueil, oui oui), un spatioport situé entre Java et Tel Aviv, qui sert de hub pour atteindre les différentes colonies humaines du système solaire, telles que Mars, les satellites de Jupiter, ceux de Saturne, ou même dans la ceinture d’astéroïdes.

Autour de Central Station se trouve une structure urbaine chaotique, composée de différents quartiers et populations. Elle constitue alors un carrefour culturel, puisqu’elle comprend des immigrés descendants de familles chinoises et juives israéliennes, avec la famille des Chong par exemple, des philippins, ou encore des nigérians, avec les Joneses.

Les colonies et la Terre sont reliées grâce à la « Conversation », équivalent bien plus évolué d’Internet décrit comme

[…] the Conversation, that endless chatter of human and machine feeds a modern human would feel deaf and blind without […].

La Conversation apparaît ainsi comme une, voire plusieurs, couche de réalité virtuelle qui se superpose au monde physique et suscite des échos (sans mauvais jeu de mots) dans tout le monde humain. En effet, la plupart des individus disposent d’un implant, appelé « node », qui leur permet de s’y connecter lorsqu’ils le souhaitent. Les individus sans node semblent d’ailleurs étranges aux yeux des autres, puisqu’ils ne peuvent accéder à la Conversation, à l’image d’Achimwene, l’un des personnages point de vue. On peut rattacher la Conversation aux évolutions d’internet décrites dans la SF contemporaine, mais aussi la Xénosphère décrite dans Rosewater de Tade Thompson de par son aspect plus organique.

Sur le plan didactique, on remarque que la Conversation est décrite par un mécanisme d’apposition, qui consiste à attacher un syntagme de nature variable à un Groupe Nominal. Il s’agit d’une technique couramment utilisée en science-fiction, comme le relève Irène Langlet dans l’ouvrage Science-fiction : lecture et poétique d’un genre littéraire. Cette technique est largement utilisée et détournée par les auteurs du Cyberpunk, genre auquel on peut rattacher Central Station (j’y reviendrai), tels que William Gibson dans Neuromancien et Bruce Sterling dans Schismatrice. À noter que le mot node renvoie aux « nœuds » en informatique, qui constituent les unités de base des réseaux.

Lavie Tidhar met par ailleurs en scène des Intelligences Artificielles appelées « Others », qui apparaissent comme des créatures mystiques capables de donner des capacités surnaturelles aux êtres humains en se liant avec eux ou en reprogrammant leurs nodes et vivant dans un monde numérique. Ainsi, ces IA apparaissent comme des figures d’altérité radicale, puisqu’il apparaît difficile de communiquer avec elles. Elles ne s’expriment en effet qu’à travers leur « Oracle » à laquelle elles sont interfacées par une prothèse de pouce qui leur permet de prendre possession de son corps afin d’agir sur le monde humain. L’interfaçage entre l’être humain et la machine apparaît alors sous un prisme et un discours mystique, de la même manière que dans Comte Zéro de William Gibson, où des Intelligences Artificielles s’identifient à des loas vaudous et prennent possession d’individus qu’elles considèrent comme leur monture. Le mécanisme de la possession et l’esthétique mystique s’articulent alors au topos de « l’invasion cérébrale », cher au Cyberpunk, identifié par Bruce Sterling dans la préface de Mozart en verres-miroirs. Ce topos se trouve également prolongé dans l’excellent Capitale Songe de Lucien Raphmaj, que je vous recommande vivement. Cet aspect mystique du roman s’observe par ailleurs dans la fabrication de messies (oui oui) par des manipulations génétiques. Celles-ci ont également permis d’effectuer des opérations de « rétro ingénierie génétique » sur la vie microbienne de Mars afin d’en faire des « symbionts », c’est-à-dire des implants biologiques connectés au psychisme de leur porteur.

Le lecteur découvre l’univers de Central Station au travers des différents chapitres et personnages points de vue. On suit par exemple Kranki, jeune garçon génétiquement modifié qui se lie d’amitié avec un étrange garçon, Ismail. Kranki est élevé par Mama Jones, Miriam (non, pas celle-là), aussi appelée Mama Jones, qui tient un « shebeen ». Leur vie se trouve changée par l’arrivée successive de deux personnages, Boris Chong, revenu sur Terre après un (très long) séjour dans les colonies martiennes, et Carmel, une des anciennes amantes, qui s’avère être une Shambleau (je reviendrai sur ce terme plus bas), c’est-à-dire une vampire capable de vider un individu des souvenirs et des données qui se trouvent dans son node. Le roman nous donne également les points de vue d’Ibrahim, surnommé « The Lord of Discarded Things », que l’on pourrait grossièrement traduire par « Seigneur des Détritus », puisqu’il récupère tous les objets plus ou moins technologiques et les accumule dans son chariot, et d’Achimwene, frère de Miriam, qui tient une librairie dans laquelle il conserve la littérature de l’époque prénumérique, littérature pulp incluse (oui oui).

Weird et Cyberpunk, esthétique et stylistique d’étranges technologies posthumaines


Pour moi, Central Stations mêle les esthétiques et les styles du Cyberpunk et de la Weird Fiction. En effet, Lavie Tidhar emploie des mots-fictions formés de la même manière que ceux du Cyberpunk. Comme le relève Mokja Krevel dans l’article « Ghost Busting: The Role of Literary Cyberpunk in the Development of Fiction at the End of the Twentieth Century », , « l’innovation la plus importante du Cyberpunk en comparaison avec la production littéraire (mainstream et de genre) qui le précède sont à rechercher du côté dans son style caractéristique ». En effet, le style du Cyberpunk repose en partie sur des néologismes qui fonctionnent grâce à une combinaison d’éléments dont les parties paraissent « étrangement familières », ce qui fait que le lecteur « comprend chaque partie individuellement, mais pas leur combinaison », qu’il déduit ensuite. Par exemple, l’un des éléments constitutifs de l’architecture urbaine de Central Station est les « adaptoplants », des bâtiments et du mobilier qui poussent grâce à des graines (oui oui) et croissent comme des plantes au printemps et en été avant de faner en automne. Le mot-fiction est composé du verbe « adapt » et du substantif « plant » qui permet au lecteur de déduire qu’il s’agit de végétaux conçus pour s’adapter à leur environnement d’une part, et pour fournir un habitat à la population d’autre part.

Les formes d’altérité radicale que sont les Others, Carmen, mais aussi les implants extraterrestres constituent, de par leur nature, des éléments hybrides de créatures autres et de (bio)technologies pouvant les apparenter à ce qu’on peut retrouver en Weird Fiction. En effet, les êtres humains comme Kranki, Ismaïl ou encore Carmen peuvent être vus comme des posthumains que les êtres humains plus ou moins standard peinent à comprendre. Cela peut aussi s’appliquer à Boris Chong, interfacé à un symbiont.

L’interfaçage entre Others et êtres humains permet d’augmenter certains individus, ou même certains groupes sociaux. Par exemple, la famille de Boris, les Zhong, vivent avec les souvenirs de l’un de leurs ancêtres, Zhong Weiwei, qui les a pérennisé en se liant avec l’un des Others. De plus, les membres de cette famille partagent leurs souvenirs et se voient ainsi constamment en lien les uns avec les autres.

His grandfather’s memory glinted in the mind. For all his posturing, Weiwei was like an explorer in an unknown land, feeling his way by touch and instinct. He had not grown up with a node; he found it difficult to follow the Conversation, that endless chatter of human and machine feeds a modern human would feel deaf and blind without; yet he was a man who could sense the future as instinctively as a chrysalis can sense adulthood. He knew his children would be different, and their children different in their turn, but he equally knew there can be no future without a past—

Ce partage de mémoire n’est cependant pas sans provoquer des troubles, puisque le père de Boris, Vlad, souffre d’un cancer de la mémoire, puisque son corps est littéralement envahi par les souvenirs de son père (oui oui). Les augmentations souhaitées par Weiwei finissent alors par déposséder les membres de sa famille de leurs corps, mais aussi de l’intimité de leurs souvenirs.

On observe par ailleurs que le roman de Lavie Tidhar est multilingue, c’est-à-dire qu’il intègre d’autres langues, avec des commentaires des langues employées par les différents personnages. Le multilinguisme est défini par le penseur et écrivain Édouard Glissant comme le fait qu’une langue soit traversée par plusieurs autres, sans rapport de domination. Dans le cas de Central Station, certaines d’entre elles sont fictives, avec par exemple « l’Asteroid Pidgin », une langue née des tentatives des mineurs et des ingénieurs envoyés dans l’espace pour travailler, ou encore le Battle Yiddish, implanté dans les « robotnik », des êtres humains transformés en soldats cyborgs lors de guerres oubliées.

On the green, robotniks huddled together around a makeshift fire in an upturned drum. Flames reflected in their faces, metal and human mixed artlessly, the still-living debris of long-gone wars. They spoke amidst themselves in that curious Battle Yiddish that had been imprinted on them by some well-meaning army developer—a hushed and secret language no one spoke anymore.

Les robotniks apparaissent comme des zombies science-fictifs, puisque ce sont des humains plus ou moins morts (je ne vous en dirai pas plus) que l’on a mécanisés et réifiés pour des conflits militaires qui les ont dépossédés d’eux-mêmes et de leurs corps, qu’ils doivent entretenir avec des pièces de rechange toujours plus difficiles à trouver. Ils sont alors aliénés par leur nature mécanique, qui a par ailleurs provoqué la perte de leur humanité.

Le roman réactualise des figures littéraires telles que Bashō, l’un des trois poètes fondateurs du haïku japonais, qui devient dans l’imaginaire collectif des habitants de Central Station un poète ayant voyagé au sein du système solaire et rencontré une Shambleau (oui oui).

Intertexte, échos vampiriques


Lavie Tidhar mobilise un réseau intertextuel dans son roman. Si la notion d’intertextualité n’est pas claire pour vous, j’ai rédigé un article pour vous en parler.

L’auteur met en scène des personnages de cyborgs soldats appelés Robotniks. Ce mot est à rattacher à « robot », terme cher à la science-fiction depuis la pièce  Rossum’s Universal Robotsde Karel Čapek. Il provient du tchèque robota qui signifie « corvée ». Robotnik signifie quant à lui « ouvrier » en slovaque et en polonais. De par leur nature, on peut affirmer que les robotniks de Central Station font retrouver son sens originel au mot qui les désigne, c’est-à-dire celui de Čapek, mais avec une charge sémantique supplémentaire, puisqu’au-delà de leur aliénation par le travail, ils sont dépossédés de leurs corps et de leurs souvenirs par leur nature mécanique et cybernétique. La mécanisation des travailleurs apparaît alors comme un moyen supplémentaire des classes dominantes pour les opprimer, ce qui rejoint le propos de la pièce de Čapek.

Central Station déploie une relation intertextuelle évidente et explicite avec la nouvelle Shambleau de Catherine Lucille Moore, à travers le personnage de Carmen, qui est une Shambleau (étonnant, non ?), c’est-à-dire une créature vampirique d’outre espace  et son histoire. Lavie Tidhar mobilise alors un intertexte Weird, tout comme il le fait également dans Aucune terre n’est promise, où l’auteur mentionne le Plateau de Leng cher à un certain HPL. Il établit donc un pont entre le Old Weird et la Weird Fiction contemporaine (qui a dit New Weird ?). Central Station évoque d’ailleurs le personnage principal d’Aucune terre n’est promise, Lior Tirosh, à travers un clin d’œil à son œuvre.

Le parallèle entre Carmen et la Shambleau transparaît dès les premiers paragraphes du chapitre qui lui est consacré, « Strigoi ».

On a day in spring, a Strigoi came to Central Station. A Shambleau. Her hair was done in a style then popular in Tong Yun: long dreadlocks woven with thin, flexible metal wires that corresponded to an invisible charge, and moved like water snakes, in the air about the girl’s
head, extending lazily from her skull.
She had vat-grown violet eyes, her hair was reddish-brown and woven with gold that caught the sun.
Her name was Carmel.
A patch of new skin on the soft lower flesh of her left arm could have once been a tattoo. That tattoo could have testified that she had been previously captured and accordingly marked. She stepped out of the general transport suborbital on the rooftop of Central Station, disembarking with the other passengers, and stopped, and breathed in the rare air of Earth.

Lavie Tidhar revisite ici la créature décrite par Catherine Lucille Moore sous le prisme des technologies, puisque sa chevelure semblable à celle de Méduse, de même que ses capacités vampiriques, découlent d’implants cybernétiques, ce qu’on observe dans le fait que ses cheveux sont entrelacés de « filins métalliques » qui lui permettent de les faire bouger « comme des serpents ». L’histoire du personnage renvoie par ailleurs à son statut de prédateur perçu, c’est-à-dire que les habitants de Central Station et cux de tout le système solaire la voient comme un monstre à abattre, alors qu’elle a elle-même été victime d’une de ses congénères qui l’a transformée. De plus, on observe qu’elle subit sa condition à cause de la faim de données qui la tiraille et dont elle ne peut véritablement se défaire. Carmen semble alors condamnée à des rapports de prédation avec autrui, puisqu’elle ne peut jamais complètement se départir de sa faim. La subversion de la créature de la nouvelle d’origine s’observe par ailleurs dans sa position géographique, puisque c’est elle qui poursuit Boris Chong sur Terre, et non pas lui qui cherche à la garder avec lui, comme le fait Northwest Smith chez Moore.

Sans trop rentrer dans les détails, Lavie Tidhar revisite aussi, à travers le personnage de Carmen, le mythe du vampire, à travers une modification cybernétique appelée le « Protocole Nosferatu » (oui oui).

They rose within our ranks. They fed in secret. Robotniks don’t sleep, Achimwene. Not the way the humans we used to be did. But we do turn off. Shut-eye. And they preyed on us, bleeding out minds, feeding on our feed. Do you know what it is like?” The robotnik’s voice didn’t grow louder, but it carried.  […]
[…] “Like cancer,” he said. “Strigoi is like robotnik, it is a human body subverted, cyborged. She isn’t human, Achimwene, however much you’d like to believe it. I remember the first one we cut open. The filaments inside. Moving. Still trying to spread. Nosferatu Protocol, we called it. What we had to do. Following the Nosferatu Protocol. Who created the virus? I don’t know. Us. Them. The Kunming Labs. Someone. St. Cohen only knows. All I know is how to kill them.”

Le personnage établit ici une différence de nature entre les robotnik et les Shambleau. Les uns seraient seulement éloignés de l’humanité, malgré leur nature mécanique, tandis que les autres n’en feraient plus partie, à cause de leur nature bien trop différente, visible dans leur corps envahi de filaments.

Je terminerai cette chronique en établissant un parallèle entre Mars telle que la décrit Lavie Tidhar, et celle que l’on découvre dans la SF des pulps. En effet, l’auteur montre que des formes de vie ont été découvertes, mais sous forme fossile, ce qui a nécessité une forme de rétroingénierie pour les ramener à la vie. De la même manière que dans la science-fiction de l’époque des pulps, Mars est alors le lieu d’une ancienne vie plus ou moins dangereuse, telle que peuvent la décrire Clark Ashton dans la nouvelle « Les Caveaux de Yoh Vombis » (présente dans Averoigne et autres mondes), Catherine Lucille Moore dans « Shambleau » (tiens tiens), ou encore Leigh Brackett dans Le Grand livre de Mars. Cette Mars se trouve cependant subvertie, puisque les créatures découvertes sur son sol sont des fossiles, et non des créatures monstrueuses et mythiques ou les vestiges d’anciens empires propices à l’aventure. Son histoire est alors à construire.

Le mot de la fin


Central Station est un fix-up de Lavie Tidhar qui se déroulent autour su spatioport éponyme, dans un monde où l’humanité a colonisé l’espace, développé Internet en une Conversation qui capte les échanges de tout le système solaire, et rencontré des formes de vie radicalement autres, qu’elle en soit à l’origine ou non.

À travers différentes tranches de vie des personnages point de vue de ses récits, l’auteur montre selon moi en quoi Weird Fiction et Cyberpunk peuvent se croiser, à travers les rencontres et les relations qui peuvent unir un soldat cyborg à une civile, ou encore une vampire cybernétique à un homme dont elle ne peut voler les données.

Je vous recommande chaudement la lecture de ce recueil !

J’ai lu et chroniqué d’autres œuvres de Lavie Tidhar, Aucune terre n’est promise, The Escapement

Vous pouvez également consulter les chroniques de Liane

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