Le Chroniqueur en festival : Les Intergalactiques 2021

Salutations, lecteur. Aujourd’hui, je vais te parler non pas d’une œuvre, mais d’un festival que j’ai eu le plaisir de fréquenter du 9 au 12 Septembre 2021.

Le Chroniqueur en festival : Les Intergalactiques 2021

Les Intergalactiques est un festival dédié aux cultures de l’imaginaire qui a lieu depuis neuf éditions (sauf une) à la MJC Montplaisir de Lyon. Il se déroule souvent en avril, mais cette année, pour des raisons sanitaires évidentes, il a eu lieu en Septembre, entre le 9 et le 14 Septembre. Il est organisé par une association, AOA Productions, avec Julien/Jal comme coordinateur, Anne Canoville comme responsable littéraire, et Raphaël Colson comme directeur artistique.

Durant les Intergalactiques, les visiteurs peuvent assister à des concerts, des projections de courts (qui concourent d’ailleurs pour un prix) et longs métrages, des tables rondes animées par des auteurs, éditeurs, vidéastes, chercheurs et d’autres personnes, et parcourir un salon du livre où se trouvent des auteurs, avec lesquels il est possible de discuter et obtenir des dédicaces. Le dimanche, ils peuvent faire des emplettes (geek) lors d’une brocante.

Je n’avais jamais été aux Intergalactiques, mais suite à une invitation de Gadzelle, une amie rencontrée sur Le Dernier Discord avant la fin du monde et présente sur le Discord de Mana et Plasma, je m’y suis rendu du jeudi au lundi matin.

J’ai passé de formidables moments, et je vais tenter de vous en livrer ici un compte rendu.

Jeudi : Nanar musical, rencontre(s) et karaoké



Tout a commencé au Rock N Eat, le jeudi soir. Non, c’était un peu avant ça. Je suis arrivé à Lyon en covoiturage, et je devais donc retrouver Gadzelle en sortant. Mais je ne connaissais pas Lyon, et quelques erreurs impliquant de ne pas prendre au mot l’expression « il faut traverser la gare Lyon Part Dieu » ont ralenti (un peu) ma progression. Mais j’ai fini par rejoindre Gadzelle après l’avoir croisée dans la rue sans la voir en allant chez elle (oui oui). Ça, c’était en fin d’après-midi. J’étais content de rencontrer IRL (dans la vraie vie véritable en VF) une personne avec qui j’avais autant discuté et joué à Gartic Phone.

Le Rock N Eat, donc. Nous nous y sommes rendus avec Gadzelle et son compagnon doté d’un humour formidable. L’endroit était rempli de métalleux portés sur la SF, de hard rock intéressant à écouter, et d’un film. Et quel film. Rock Aliens, un pur nanar des années 1980 réalisé par James Fargo, disponible en intégralité sur Youtube et chroniqué sur Nanarland. C’était drôle, très drôle. C’est pendant la projection de ce film que j’ai pu rencontrer en chair et en os Zelda et Maxence/Le Technicien de la chaîne Twitch DoctriZ (ils tiennent également un blog avec des chroniques, dont une, en cours, du festival), que Gadzelle a également hébergés. Après la fin de l’inénarrable Rock Aliens et une (des ?) bières, j’ai pu observer un karaoké formidable, avec des chansons que je connaissais grâce ou à cause de mes parents, notamment feu mon père. Avant de partir, nous avons pu assister au début d’un concert de punk rock particulièrement drôle qui a entamé un morceau sur la myxomatose, une maladie qu’attrapent les lapins (enfin, c’est ce qu’on m’a expliqué, parce que je ne savais pas du tout).

Vendredi : La Tour de Garde


Le Vendredi, nous avons retrouvé Zelda et Maxence à la Bibliothèque Municipale de Lyon (après avoir retraversé la gare, ce qui m’a rappelé mon expérience de Châtelet à Paris) pour une table ronde de David Meulemans, l’éditeur des Forges de Vulcain, Claire Duvivier, éditrice d’Asphalte et autrice d’Un long voyage et de Citadins de Demain, et de Guillaume Chamanadjian, auteur du Sang de la Cité. Ces deux derniers romans sont les premiers tomes respectifs de deux trilogies, Capitale du Nord et Capitale du Sud¸ qui forment ensemble le cycle de La Tour de garde, publiés Aux Forges de Vulcain. Les deux auteurs et leur éditeur ont parlé du rapport de la Fantasy à la ville et à la campagne, à travers le prisme de leurs romans qui décrivent deux villes très différentes, Gemina et Dehaven. Ils ont évoqué la genèse de l’œuvre, qui passe par des voyages dans des villes qui les ont inspirés, mais aussi (mais beaucoup moins) par Donjons et Dragons, auquel ils n’ont que très peu joué contrairement à leur éditeur.

Cette table ronde nous a permis d’en apprendre beaucoup plus sur le cycle de La Tour de garde. Personnellement, j’attends avec impatience de lire ces romans !

Nous sommes repartis avec Gadzelle, Zelda et Maxence sur les routes, afin de trouver enfin l’objet de notre quê- pour rentrer nous reposer, en attendant d’aller à la MJC, où se déroulerait le festival le lendemain.

Samedi : Badge et nombreuses rencontres


Le samedi, nous nous sommes tous levés relativement tôt. J’étais très (très) impatient à l’idée d’entrer sur le festival. J’ai donc vérifié plusieurs fois la présence de mon sac rempli de romans à faire dédicacer, de mon carnet à dédicaces, et d’une bouteille d’eau pour éviter de mourir déshydraté. Mais même avec tout ça, je n’étais clairement pas le plus chargé. Maxence et Zelda avaient en effet emporté du matériel audiovisuel, caméra, trépied et micros afin d’effectuer des interviews d’auteurs présents sur le festival.

Arrivés à la MJC, nous avons croisé Julien, alias Jal, le coordinateur général du festival, qui a eu la gentillesse de nous accueillir et de nous donner des badges des Intergalactiques. Encore merci infiniment !

Puis nous sommes pleinement rentrés dans le festival. Je me suis immédiatement mis en quête du salon du livre, non sans avoir pu observer un certain ouvrage imprimé en risographie qui met en scène l’humain outresolaire sur le salon de la microédition.

Une fois arrivé au salon du livre, ça a été le début d’un festival (sans mauvais de jeu de mots) de rencontres. J’ai pu rencontrer des auteurs et autrices que je n’avais jamais vus IRL, mais dont j’avais lus les romans, ou avec qui j’avais déjà interagi sur les réseaux sociaux.

J’ai d’abord vu Sara Doke, avec qui j’ai parlé de La Complainte de Foranza, mais aussi de Weird Fiction. Merci encore pour les nombreux conseils de lecture qui me seront formidablement utiles pour ma thèse.

Puis j’ai croisé Julien Guerry, que je remercie encore une fois pour sa confiance et les services de presse qu’il m’envoie, et rencontré Lauren Remark, attachée de presse des éditions Leha !

À midi, j’ai retrouvé Gadzelle, Zelda et Maxence (qui avaient commencé leurs nombreuses interviews), et nous nous sommes assis à table. Quelques instants après, nous faisions la rencontre de Samuel Minne, spécialiste de la SF et récemment auteur d’articles sur la SF et les questions de genre et de sexualité dans le numéro 69 de Galaxies. Nous avons donc beaucoup échangé ! Merci pour cette rencontre.

J’ai ensuite été capillairement repéré par Anudar, qui m’a donné un paquet de conseils pour exercer une certaine profession dont je vous reparlerai peut-être bientôt. Nous avons aussi évidemment évoqué un certain roman à ver des sables et le reste de l’œuvre de son auteur. Merci pour tes conseils ! J’ai aussi croisé Élodie Serrano, autrice de Cuits à point et que Gadzelle cherchait, lors de cette discussion. Elles se seraient retrouvées plus tard dans la journée, alors que je cherchais Gadzelle (qui elle-même cherchait Élodie, une histoire compliquée, oui oui).

Plus tard dans l’après-midi, j’ai revu Guillaume Chamanadjian et Claire Duvivier, dont c’était le premier salon, qui ont respectivement signé Le Sang de la cité et mon carnet de dédicaces pour Un long voyage. Merci pour les dédicaces et la discussion.

Deux autres auteurs n’avaient jamais fait de salon non plus. Il s’agissait d’Émilie Querbalec, autrice de Quitter les monts d’automne et de Léafar Izen, auteur de La Marche du levant. Ils étaient accompagnés de Gauthier Guillemin, que j’avais déjà croisé en dédicace pour Rivages et La Fin des étages. J’ai pu échanger avec eux à propos de leurs romans, de leurs projets en cours, mais aussi des retours du lectorat sur leurs romans. Merci à vous trois pour tous ces échanges et vos dédicaces !

En fin d’après-midi, j’ai pu discuter avec Floriane Soulas et la remercier IRL pour ses conseils de lecture dans les immenses bibliographies de Roger Zelazny et surtout de J. G. Ballard, dont elle connaît l’œuvre à la perfection, mais aussi l’entendre parler (et tenter de comprendre avec mon très petit niveau en sciences) de son travail d’ingénieure en aéronautique, de Rouille et de son prochain roman aux éditions Scrinéo. Merci pour cette formidable et passionnante discussion !

J’ai aussi croisé Gilberto Villaroel, auteur de Cochrane vs Cthulhu et Cochrane vs l’ordre des catacombes, avec qui j’ai parlé de Cthulhu, de Cochrane (oui oui), mais aussi de sa découverte de l’univers de Lovecraft. J’ai aussi vu les premiers drafts de la couverture chilienne et entendu le synopsis du prochain volume des aventures de Cochrane, et je peux vous dire que ça promet. Beaucoup. Merci pour ce teasing de haute volée.

(J’ai aussi fait une photo)

En fin de journée (enfin, il me semble), j’ai beaucoup discuté avec Stuart Pluen Calvo, anthologiste à La Volte, qui m’a parlé de prochains projets que je ne peux sans doute pas vous révéler pour le moment mais qui vont être formidables. Iel m’a présenté Trevor, qui était en concert la veille avec Sabrina Calvo lors d’une soirée de lancement pour son nouveau roman, Melmoth Furieux (dont je vous reparlerai bientôt). J’ai aussi longuement discuté avec Sabrina Calvo, qui m’a dédicacé mes exemplaires de Sunk et La Nuit des labyrinthes. Elle m’a aussi donné des conseils de lecture pour la thèse, dont l’œuvre de M. R. James, dont je vous reparlerai donc sans doute prochainement ! Merci pour tout ça !

Le soir, nous avons assisté à deux tables rondes. La première était animée par Anne Canoville, Kath de la chaîne Bolchegeek, Stuart Pluen Calvo, et Betty Piccioli, autrice et administratrice de la Ligue des auteurs professionnels, et traitait des suites de l’affaire Marsan, qui a éclaté sur les réseaux sociaux à la suite d’une enquête de Mediapart visant le désormais ancien éditeur de Bragelonne avec des témoignages traitant comportements et d’attitudes scandaleux, et de ses conséquences sur le monde de l’édition.

La seconde table ronde était animée par Anne Canoville, luvan, autrice d’Agrapha, Léo Henry, récemment auteur de Thecel et Hildegarde, et Sabrina Calvo, autrice de Délius, une chanson d’été, Toxoplasma, et Melmoth Furieux. Et c’était drôle. Wahou. Les trois auteurs ont commencé par (très bien) lire leurs textes, puis c’est parti en vrille, avec notamment des lectures de pages au hasard et des questions sibyllines du public qui devaient trouver leurs réponses dans les romans et recueils présents sur la table (oui oui).

Après cette formidable table ronde, nous sommes repartis, fatigués, pour mieux revenir le lendemain.

Dimanche : Discussions émouvantes, départs larmoyants


Le dimanche, nous sommes arrivés plus tôt, notamment pour que Zelda et Maxence puissent effectuer des interviews matinales. Je les ainsi vus interviewer Floriane Soulas, Morgane Caussarieu, qui a présenté son prochain roman à paraître Au Diable Vauvert, Vertèbres, mais aussi Joëlle Wintrebert, présidente du Grand Prix de l’Imaginaire et autrice de Pollen, ainsi que Sabrina Calvo.

Une brocante liée à l’imaginaire avait lieu, avec des livres anciens, dont les anthologies des meilleurs récits de Weird Tales par Jacques Sadoul, des comics, mais aussi (et surtout ?) des consoles et des jeux rétro, dont des NES, SNES, Megadrive et autres PS1 et 2. Aussi étrange que cela puisse paraître et malgré mon jeune âge, je connais très bien ces consoles par la pratique de l’émulation, mais aussi grâce à ma grand-mère et mon père, qui disposaient d’une NES, qui est donc la console qui m’a fait découvrir le jeu-vidéo. C’est donc plein de nostalgie que je suis retourné discuter avec les auteurs et autrices présents sur le salon.

Plus tard dans l’après-midi, en sortant d’une table ronde sur les bibliothèques autogérées (oui oui), j’ai croisé David Meulemans, qui m’a prévenu qu’un exemplaire de Citadins de demain de Claire Duvivier, à paraître en Octobre, m’attendait sur le stand auprès de son autrice. J’ai donc été le récupérer avec une dédicace. Merci encore !

En fin d’après-midi, après une table ronde sur les zombies avec Raphaël Colson, Karim Berrouka, et Lizzie Crowdagger, et une interview de Bolchegeek par Zelda et Maxence, nous avons longuement discuté avec Julien/Jal pour parler de notre expérience du festival.

Et tout le monde était d’accord sur un point, que je vais résumer en une courte phrase : c’était génial. Merci infiniment à toute l’organisation du festival.

Nous sommes donc repartis, tristes, mais heureux d’avoir passé de formidables moments.

Bilan : C’était génial, et merci Gadzelle !


Vous l’aurez compris, j’ai passé de formidables moments aux Intergalactiques.

Il y a une dernière personne que je voudrais remercier, à savoir Gadzelle, pour son invitation initiale, et pour m’avoir hébergé (et supporté, tout comme Zelda et Maxence) pendant la durée du festival. Alors merci infiniment, c’était mon meilleur week-end depuis longtemps !

La prochaine édition du festival est en Avril prochain, et je compte faire mon possible pour y aller !

Si un autre retour d’expérience vous intéresse, le Technicien de DoctriZ a écrit des chroniques qui rendent compte de chaque journée passée sur le festival.

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